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Charente Nature se lance dans la recherche des mulettes !
Infos pratiques
Charente Nature se lance dans la recherche des mulettes !

Charente Nature se lance dans la recherche des mulettes !

 

Les mulettes, qu’est-ce que c’est ?

Les mulettes sont des bivalves (deux valves) qui vivent dans les cours d’eau, les étangs ou les lacs. Appelées plus communément naïades, elles présentent une coquille ovale ou allongée, lisse ou plissée. Les valves s’articulent entre elles par une charnière pouvant, selon la famille et le genre, présenter une dent spécifique à l’espèce. Elles filtrent l’eau grâce à leurs branchies pour capter le phytoplancton dont elles se nourrissent.

Généralement sédentaires, les mulettes ont adopté une stratégie efficace pour favoriser leur dispersion. Ainsi, les larves se fixent sur les branchies de certaines espèces de poissons pour migrer dans les cours d’eau comme le Vairon, le Chevaine, le Rotengle, la Perche et l’Épinochette. Ces larves, appelées glochidies, se détachent des branchies après quelques semaines et tombent pour s’enfouir dans le substrat. Les jeunes mulettes s’y développent et deviennent sexuellement matures après plusieurs années, de 12 à 20 ans selon les individus. Leur longévité est estimée à quelques années pour les Anodontes à plusieurs décennies pour d’autres. La Grande Mulette peut vivre par exemple jusqu’à 100 ans !

Les mulettes sont considérées aujourd’hui comme des indicateurs de la qualité des cours d’eau. 

 

Combien d’espèces sont connues ?

En France, 11 espèces sont actuellement connues et 8 sont présentes en Charente. Le groupe des naïades rassemble deux familles : les Unionidés et les Margaritiféridés.

La famille des Margaritiferidés est la plus impactée par la modification des cours d’eau. Deux espèces sont connues et sont protégées en France car elles sont menacées d’extinction. La Mulette perlière (Margaritifera margaritifera) et la Grande Mulette (Margaritifera auricularia ou Pseudunio auricularius).

 

Grande Mulette (Margaritifera auricularia)© Mathieu Charneau



La famille des Unionidés regroupe plusieurs genres dont le genre Potomida, Unio et Anodonta connus en Charente. Les deux premiers genres se différencient du troisième par la présence d’une dent sur la charnière des valves. 

Ainsi, en Charente, les espèces présentes sont la Mulette des rivières (Potomida littoralis), la Mulette épaisse (Unio crassus) qui est une espèce protégée, la Mulette des peintres (Unio pictorum) et la Mulette méridionale (Unio mancus). Elles sont accompagnées de l’Anodonte des rivières (Anodonta anatina) et de l’Anodonte des étangs (Anodonta cygnea) ainsi que l’Anodonte comprimée (Anodonta compressa) qui est une espèce potentielle en Charente mais inconnu jusqu’alors. 

Anodonte des rivières (Anodonta anatina) © Mathieu Charneau


Il est aussi possible d’observer la Corbicule asiatique (Corbicula fluminea) qui une espèce exotique introduite. Parfois très abondante dans ses stations, il vous suffit de ne prélever que quelques coquilles pour informer de sa présence dans votre site de prospection.

Corbicule asiatique (Corbicula fluminea) © Sebastien Dethier

 

 

Comment les observer ?

Porté par France Nature Environnement Nouvelle-Aquitaine, ce projet est financé par la DREAL, le Conseil Régional Nouvelle-Aquitaine et l’Agence de l’Eau Adour-Garonne. Les associations Vienne Nature, Deux Sèvres Nature Environnement, Nature Environnement 17, la LPO et Charente Nature participent au projet.

L’objectif est de mettre en place un réseau d’observateurs dans les départements de la Nouvelle-Aquitaine afin d’améliorer les connaissances sur les naïades et envisager des actions pour la mise en place d’un futur plan national d’action sur les mulettes. 

Le prélèvement des individus vivants enfouit dans le substrat est à proscrire !

Les mulettes trouvent des conditions stables et optimales pour leur cycle de vie avec difficulté, les déplacer peut causer de grands risques pour la survie des espèces. Le plus simple est d’observer les laisses de crue des rivières où la collecte de valves d’individus morts se fait assez facilement. De plus, cette méthode permet de stocker les valves pour une détermination ultérieure et constituer une collection de référence pour chacun des cours d’eau visités. 

 

Pour toute question, contactez c.pagot.cn@gmail.com ; m.gervot.cn@gmail.com

 

Merci pour votre participation et bonne baignade !